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Le Jobbik - Mouvement pour une Meilleure Hongrie - s'est constitué en parti politique en octobre 2003 à partir du mouvement de jeunesse éponyme. Les premiers fondateurs du mouvement étaient des étudiants d'université conservateurs, and il y a de nos jours toujours de très nombreux jeunes parmi les sympathisants et membres du Jobbik. Néanmoins ce n'est pas un parti « générationnel » : sur le plan national comme local, de nombreux politiciens, experts et intellectuels ont rejoint notre formation. La déliquessence des conservateurs après leur défaite inattendue aux élections législatives de 2002 a joué un rôle majeur dans la décision de transformer le Jobbik en parti politique.
Une autre raison fondamentale a été la constatation de l'échec de l'ensemble de la classe politique hongroise depuis le « changement de régime » de 1989/1990. Dans la toute première phrase des Amendements Constitutionnels de 1989, les soi-disants partis politiques chargés du changement de régime se sont fixé comme objectif l'établissement d'une éoconomie sociale de marché.
Après presque deux décénnies, il est évident que pas même une tentative sérieuse a été entreprise pour atteindre cet objectif. Au contraire, l'idéologie neolibérale a constamment dominée ces années sous les noms de privatisation, libéralisation ou dérégulation. Tous les partis ayant exercé le pouvoir depuis 20 ans ont participé aux mêmes politiques libérales désastreuses pour le pays.
La notion de service sociale et de bien commun ont complètement disparu du vocabulaire. S'il est évident que la tradition devait amener certains chocs et des désavantages économiques pour certains groupes, le niveau actuel de polarisation de la société hongroise a atteint un niveau totalement inacceptable.
La très faible démographie et le déclin alarmant de la population hongroise indique l'absence de foi en notre avenir.
Le Jobbik est un parti fondamentalement conservateur, patriotique et chrétien. Son objectif primordial est la défense des valeurs et des intérêts hongrois. Il s'oppose à ceux qui cherchent de façon de plus en plus évidente à erradquer la Nation en tant que fondement des communautés humaines. Son programme prend en considération le probable effondrement du mondialisme tel que nous le connaissons et des réactions en chaîne importantes en raison de sa déconnection avec l'économie réelle.
Le Jobbik considère comme essentielles la protection, la reconstitution et l'expansion des ressources nationales. Cela inclut la condition physique et mentale de la nation, la solidarité nationale, la mise en valeur de notre agriculture (comme force économique et base de souveraineté nationale à l'égard de l'Union Européenne), l'assurance dans un avenir écologique incertain de l'approvisionnement en eau potable, le développement des structures de transport et d'énergie.
Le Jobbik a eu le courage de dénoncer l'un des problèmes sous-jacents de la société hongroise : la situation de la population gitane sans cesse croissante. Il a déclaré - ce que chacun sait mais ne dit pas par soumission au « politiquement correct » - que le phénomène de la « criminalité gitane » est une réalité. Il s'agit d'une forme de délinquance particulière, différente d'une délinquance « classique » de par sa violence et son caractère organisé.
La reconnaissance de cette réalité n'implique nullement une condamnation collective des gitans on du racisme à leur égard, car cette réalité met en lumière une réalité socioculturelle particulière, et non pas une prédétermination génétique.
Dans le même temps, cependant, il est nécessaire de renforcer la répression, d'accélerer les procédures pénales et de mettre un terme à la discrimination positive : ces mesures sont fondamendales pour que la criminalité cesse d'être un moyen de vie facile. Ironiquement, le Jobbik est taxé d'extremisme précisément par ceux dont les politiques neo-libérales extrémistes ont causé une telle hausse du chômage que les jeunes générations de gitans ne considèrent pas le travail comme un moyen normal de gagner sa vie.
Lors des élections législatives de 2006, le Jobbik a obtenu 2,2% des voix en coalition avec le MIEP (Parti de la Justice et de la Vie Hongroise) avec pour nom de rassemblement A Harmadik Út (La troisième Voie). Tandis que quatre partis politiques récoltaient plus de 5% des voix et entraient au Parlement, seule la coalition Harmadik Út dépassait également les 1% des suffrages. En 2008, des sondages ont accordé au Jobbik - désormais indépendant - près de 7% des voix des sondés.
Par ailleurs, sous l'impulsion du Président du Jobbik s'est constituée en août 2007 l'Association Culturelle de la Garde Hongroise (Magyar Gárda Kulturális Egyesület). La Garde Hongroise a pour objet de réveiller la conscience nationale de la Hongrie. Cette initiative a suscité aussi bien un enthousiasme chez un grand nombre de Hongrois que de féroces campagnes de dénigration des médias et partis de gauche qui réclament son interdiction.
Le Jobbik et l'Europe
La conviction du Jobbik est que l'adhésion de la Hongrie à l'Union Européenne n'a pas apporté de solutions aux problèms du pays. La Hongrie a dû accepter des conditions défavorables de concurrence économique et abandonner sa souveraineté nationale dans des domaines cruciaux, en faveur d'un autorité centralisatrice, bureaucratique et anti-démocratique. Tout cela a rendu la Hongrie
Le Jobbik rejette par ailleurs le Traité de Lisbonne, ratifié par tous les partis actuellement présents dans le Parlement Hongrois, et dénonce la stratégie cynique employée par les élites politiques pour faire entrer en application de force la Constitution Européenne, en dépit des rejets référendaires en France et en Hollande.
La prochaine échéance du Jobbik sera les élections européennes de 2009. Nous soutenons le principe d'une coopération accrue entre les Etats européens, mais rejettons la forme actuelle de la construction européenne et son centralisme bureaucratique.
Les simples déclarations de la diversité culturelle et la promotion de quelques clichés touristiques nationaux (comme les sabots hollandais ou le paprika hongrois) ne sauraient suffire à maintenir les identités nationales, si dans le même temps ces pays s'abaissent à ne devenir que des provinces vassales de Bruxelles.
Le Jobbik, en cas de succès aux élections européennes, souhaite prendre part au processus qui pourrait redéfinir la termes de la coopération européenne sur de nouvelles bases. Le Jobbik cherche également à établir des contacts avec des partis et des groupes du Parlement Européen ayant des objectifs et des ambitions similaires.
